Informer, Former, Prévenir, Réparer... L'Association Stop aux Violences Sexuelles (SVS) est porteuse d'un projet de santé publique visant à éradiquer les violences sexuelles. Accessible à tous, les actions de SVS ont pour but d'ouvrir la parole sur ce véritable sujet de société, et de présenter des solutions pour prévenir ces violences et guérir.

Vivre des violences sexuelles est l'une des expériences les plus destructrices qu'il peut être donné de vivre à un être humain.
Dans notre pays, 1 femme sur 4 et 1 homme sur 6 sont touchés dans leurs vies. Ces personnes qui ont été victimes de violences sexuelles développeront des séquelles psychiques, morales et/ou physiques, qui s’exprimeront sous des formes aussi variées que le sont leurs histoires et leurs personnalités.
Tous les aspects de leurs vies seront impactés. Les personnes, majoritairement victimes dans l'enfance, sont souvent projetées dans une amnésie post-traumatique qui les empêche de faire le lien entre leur mal être, tout un cortège de symptômes et ce qu'elles ont vécu.
C'est pourquoi il est si important d'entamer un véritable parcours de réparation de ces violences, et qu'un grand nombre de professionnels de santé soient formés à ces soins si spécifiques et subtils. Oui, on peut renaître du crime de violences sexuelles, on peut guérir ses blessures, recontacter sa belle âme créative et repartir sur son chemin de vie avec toute sa force intérieure.

Anne-Sophie Bretheau & Vincent Plancke : Coordinateurs de la plateforme Sud Ouest de l'association " Stop aux Violences Sexuelles"

Les ateliers Résiliences

Saison 2014-2015

Saison 2015-2016 sur Tarbes

Saison 2016-2017 , 3ème année !!! Pour de nouvelles et nouveaux "guéris" de leurs Agressions...

 

Témoignages :

Témoignages sur les Ateliers « RÉSILIENCE » de S.V.S.      ... retranscrit tel quel (sans correction de la rédaction) ...

Ø 1er témoignage

Au jour d aujourd'hui , grâce au groupe, je me sens en harmonie, juste avec moi même et plus à mon écoute. Cela est apaisant et en même temps un peu difficile car il faut retrouver les justes relations aux autres. Il faut aussi s accepter en transition, pour ma part ma plus grosse défense était un sourir inébranlable et les premières larmes ou tristesse ne s évaporant pas ont été dures a accepter. S accepter dans cet état bizarre ou la tristesse est là mais en même temps tout s'apaise. En même temps, j arrive a me concentrer je dois dire que c est assez nouveau pour moi.
Mon histoire est faite de plusieurs agresseurs et types d agressions. Ce qui fait que j ai parfois l impression de ne pas travailler la problématique des attouchements sexuels, mais celui de l agression psychologique....
La limite ne doit pas être si net mais pour le moment je n en vois pas d effet sur la problématique sexuelle. Mais je n en regrette pas pour autant le choix de participer
En effet j ai déjà fait une thérapie de 5ans sans pouvoir modifier mes défenses , et j y parviens enfin.
Le groupe est a la fois très aidant et fait beaucoup avancer dans ce que ça peut renvoyer. J apprécié d autant plus que l on travaille pas toujours des choses simple mais jamais frontalement. Même si les émotions sont aux premiers plan les rires restent plus nombreux. Et le temps est donne a chacun d avancer a son rythme.
Je conseillerai ce travail à tout les gens que je croiserai car il est mène dans le respect et chacun y trouvera sa réponse. Je sais également que ce sont des résultat difficile a obtenir en si peu de temps dans les différentes thérapies plus connu au jour d aujourd'hui ...

Bon voilà je crois avoir fait le tour si jamais c est pas assez compréhensible ou détaillé je pourrai revoir la copie...lol

Ø 2ème témoignage

toute a commencer il a bientôt 3ans après un problème avec une salarié,tout mon passé m'est revenu a la surface. Fini de nier ,plus de trois semaines de régression retour a la petite fille de 5 ans peur de tous et surtout de l' homme qui un matin ou je jouais avec mon petit frére et ma petite soeur m'ait monté dessus et a pénétré mon sexe avec une violence que j'ai encore du mal a extérioriser. Prise en charge pas une thérapeute et la vie faisant j ai rencontré Anne Sophie et Vincent une première pour moi d avoir un homme thérapeute , je réalise depuis le début la verbalisation qui pour moi a été très compliqué car il faut faire confiance et que je ne savais pas ce que je pouvais dire, aujourd’hui je me sens entendu on met des mots sur mes maux ce qui me permet de pouvoir mettre chaque chose a sa place .une chose très importante le suivit entre les ateliers.
je sais que j ai un corps et que je suis une personne a part entière et que mon corps et tout a moi et surtout mon sexe , je découvre mon désir seul pour le moment chose qui n était même pas envisageable avant le début des ateliers , je suis aujourd’hui une personne plus posée et surtout je découvre la douceur et cela me fait du bien ,je peux communiquer avec des hommes je sais la distance qui me convient, je peux dire que je m aime et que j ai très envie de découvrir tout ce que la vie a a m'offrir ,beaucoup de mes peurs font parties du passé maintenant si je rencontrais une personne qui a subi une agression sexuelle je lui recommanderais ce travail.
quelque chose de très important pour moi le conjoint devrais pouvoir être présent un moment dans les ateliers car comment lui vit se qui se passe pour nous ,et le après pour nous oui on va au bout de notre abus, mais après c'est quoi la sexualité a deux et pour ma part mon corps a encore des résistances .
Anne Sophie et Vincent font un duo parfait très complémentaire et très présent pour chacune un grand merci a vous deux

Ø 3ème témoignage

Après 14 ans d'inceste, puis une vie de mère pas très présente je pensais avoir ratée ma vie, être passée à coté de l'essentiel. Je n'avais pas d'amies, pas de vie sociale. Je me sentais seule, différente, bête, inadaptée. Inapte. Je ne vivais pas, je survivais. Plusieurs thérapeutes et plusieurs années, des traitements long d'antidépresseurs, et anxiolytiques m'ont sans doute permis de tenir le coup, de sauver la face, les apparences. D'assurer un minimum pour et grâce à mes enfants. Un peu avant 50 ans, au décès de ma mère des suites d'un cancer du pancréas, mes problèmes de digestion, de mal être devenants trop envahissants, une praticienne en médecine douce m'a orientée vers une thérapeute qui, trois ans après, me suit encore. Je me suis sentie comprise, enfin... protégée par ma thérapeute. J'ai ressentis beaucoup d'empathie. La communication était dans les 2 sens, contrairement aux thérapies précédentes. Elle m'a expliquée beaucoup de choses. J'ai compris et accepté des comportements, des réactions, des attitudes qui m'étaient inexplicables, et inacceptables aux yeux des autres. Comme par exemple être offusquée de retrouver mon mari actuel au lit, ou l'avait rejoint sa fille de 10 ans. Elle était à ma place dans le lit ! (Cette même place ou m'a mise mon père, celle de ma mère) Normal qu'une enfant fasse un câlin à son père quand le père est équilibré. Même si les premiers temps je passais les séances en pleurs, sans m'en rendre compte j'ai évacué tout ce qui m'étouffait depuis ma plus tendre enfance. J'ai ouvert mon cœur et accepté de laisser apparaître mon ressentis, alors qu'auparavant je faisais tout pour dissimuler mes émotions. Je me suis écoutée. Mes problèmes digestifs se sont dissipés peu à peu. Le changement en moi s'est effectué sans que j'en prenne conscience. Ce sont les autres qui l'ont vu. Le travail en groupe m'a insufflé de l'énergie, le regard des autres m'a permis de constater que je suis quelqu'un qui compte, quelqu'un qui peut donner aux autres. Je me suis découvert des amies, des vrais. Je sais à présent que je peux compter sur le soutien de mes sœurs de cœur. Aujourd'hui, je me sens bien mieux, je vais au devant des gens, je me confronte à la vie avec la tête haute, et le sourire aux lèvres ! Professionnellement je n'ai plus peur des responsabilités. J'ai découvert une nouvelle vie. Preuve qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Je me projète dans l'avenir, et j'ai confiance. Je suis à ma place. Je compte bien continuer sur cet élan, avancer encore sur le domaine plus intime comme la sexualité. Si j'avais l'occasion de rencontrer des femmes ayant de telles blessures je l'orienterai vers ce type de thérapie. Elle est réellement réparatrice. Moi qui n'avait même pas confiance en ma propre mère, n'ai maintenant plus peur de personne. Pas même de mon père ! Je prend soin de moi. Je me respecte, accueille mes envies et des désirs. Cet état d'esprit profite à mon entourage proche. Et alors que je me croyais perdue à jamais, me voilà à l'aube d'un renouveau. Bel bonheur ! Et la mère manquée je j'ai été va pouvoir devenir une bonne grand-mère.

Ø 4ème témoignage

Mes prises de conscience au fur et à mesure des ateliers :
La notion de limite est plus claire pour moi et j’ai été amenée à en poser une importante vis-à-vis de mon conjoint. Poser une limite pour soi et pour l’autre permet d’être plus souple et cela donne accès à une vraie liberté intérieure. J’ai pris conscience à quel point j’étais encore dans la relation fusionnelle et à quel point, c’était important d’en sortir. J’étais encore beaucoup dans la confusion, comme si j’avais intériorisé l’agresseur et au fur et à mesure, je me sens de plus en plus « entière ».J’ai pris davantage conscience de ma valeur, de ma beauté : il y a quelque chose à protéger. Cf. le trésor !
Je sais maintenant qu’il est important d’habiter mon espace intérieur : mon corps, mon bassin. Important aussi de me réapproprier ma zone génitale. Auparavant, c’est ma maison qui était davantage habitée que mon propre corps ! Et c’est elle qui m’apportait ma sécurité. Lorsque je suis plus habitée et plus reliée à moi, j’ai moins envie de fuir et je peux plus facilement affronter la réalité, même lorsqu’elle n’est pas confortable.
J’ai le droit de me défendre et d’aller contacter ma force pour repousser un homme physiquement J’ai le droit aussi de demander de l’aide par rapport à des besoins non satisfaits. J’ai la certitude maintenant d’avoir besoin d’être nourrie de belles choses.
J’essaie de sortir de ma tentation de vouloir toujours changer l’autre : conséquence de mon sentiment d’impuissance vécu lors de l’agression ! Je dois retrouver mon propre « maitre intérieur » : là où je peux agir.
J’apprends à faire confiance à mes ressentis corporels notamment dans mon ventre : ils sont justes et fiables par rapport à la réalité et je peux compter dessus ! Lors de l’agression, la détermination et la toute-puissance de l’adulte avaient installé un doute chez l’enfant que j’étais. J’ai contacté de la fierté, ce qui représente un cran de plus par rapport à la dignité, à laquelle je suis déjà très attachée ! Il est important d’apprivoiser notre ombre : notre monstre intérieur pour qu’il soit à notre service. Je sais maintenant qu’il est notre force de vie !
J’ai le droit « et le devoir » de me donner du plaisir dans ma vie car cela dépend de moi et pas de l’autre. J’aime la complicité des femmes, que je ressens comme une sororité. C’est un point d’appui très important et un gage d’évolution si l’on joue le jeu des différentes projections entre nous : inévitables !
Je recommande vivement ce travail car il permet de comprendre, de sentir, de vivre, d’expérimenter pour sortir de la victime et redevenir responsable de sa vie. Le sujet est grave mais les exercices proposés sont souvent ludiques et cela permet une atmosphère légère.
L’animation par un couple de thérapeutes compétents permet ce travail et le fait qu’il s’agisse d’un couple dans la vie, permet aussi d’accéder plus facilement à une réconciliation intérieure Masculin/Féminin.

MERCI

 

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